Rechercher
Fermer ce champ de recherche.

Web-conférence gratuite en direct avec Anne Tuffigo dans

00
heures
00
minutes
00
secondes

L’auto-objectivation chez les femmes

4 minutes de lecture

Sommaire

    Sommaire

    L’auto-objectivation est un processus psychologique par lequel une personne se considère d’abord comme un objet physique et ensuite comme un être humain. En conséquence, la personne peut être hypercritique à l’égard de son corps et de certaines parties de son corps.

    L’auto-objectivation peut nuire au bien-être mental et émotionnel d’une personne. Parmi les exemples, citons le fait d’être constamment obsédé par ce que les autres pensent de soi, même lorsqu’ils ne sont pas là, et de s’inquiéter tellement de l’apparence de son corps que cela perturbe sa vie quotidienne.

    Cet article traite de l’histoire de l’auto-objectivation et de ses signes. Il aborde également les effets de l’auto-objectivation sur les personnes et des conseils pour minimiser les comportements d’auto-objectivation.

    Il est important de noter que les hommes et les femmes sont tous deux touchés par l’objectivation sexuelle, mais que les femmes y sont plus sensibles

    Le concept d’auto-objectivation découle de la théorie de l’objectivation, un cadre qui vise à comprendre l’effet de l’objectivation sexuelle culturelle sur les expériences des femmes.

    Elle explique que les femmes sont conditionnées à voir leur corps comme les autres le voient, parce qu’elles sont exposées à l’objectivation sexuelle sociale et environnementale qui existe dans notre culture. Selon cette théorie, les filles et les femmes sont exposées à trois types d’objectivation sexuelle :

    1. Commentaires directs de la part de leur entourage y compris des remarques non sollicitées sur leur apparence et des conseils sur la façon d’améliorer leur apparence
    2. Communication indirecte de la part de leur entourage comme entendre une conversation sur la façon dont quelqu’un perçoit le corps des femmes ou faire partie d’un texte de groupe où les gens parlent de changer leur corps pour avoir une certaine apparence
    3. Contenu médiatique qui objective le corps d’une femme comme des images, des vidéos, de l’audio et des publicités où le corps de la femme est considéré comme un objet, comme les images, les vidéos, le son et les publicités où le visage du modèle féminin n’est pas montré

    En conséquence, les femmes considèrent leur corps comme un objet, lient leur estime de soi à leur apparence physique, développent des attentes quant à l’apparence de leur corps en fonction de la perception qu’en ont les autres et portent un jugement excessif sur leur corps

    Apprenez des meilleurs mentors

    Signes d’auto-objectivation

    Dans certaines situations, il peut être utile de se considérer comme une troisième personne, par exemple pour faire bonne impression lors d’un entretien, pour être présentable lors d’un mariage ou pour mettre en valeur ses meilleurs atouts physiques lors d’un premier rendez-vous. Dans ces circonstances, les comportements d’auto-objectivation sont pratiqués avec modération et sont normaux et sains.

    Cependant, lorsque les comportements d’auto-objectivation deviennent excessifs, ils peuvent devenir préjudiciables et affecter négativement d’autres domaines de votre vie. Voici quelques signes indiquant que l’auto-objectivation est devenue malsaine :

    • Se regarder dans le miroir tout le temps : Il est naturel de se regarder dans la glace lorsque l’on passe devant un miroir, mais cela devient nuisible lorsque l’on passe une grande partie de la journée à se fixer sur son reflet. Lorsque vous vous regardez dans le miroir, vous avez une envie profonde de corriger tous vos défauts physiques et vous ne pouvez pas en détacher votre regard. Le temps que vous passez devant le miroir vous met en retard à des événements et vous empêche de réaliser vos projets.
    • Prendre trop de selfies: Prendre une photo de soi de temps en temps pour mettre à jour son profil est normal, mais le faire plusieurs fois par jour ou passer des heures à perfectionner un selfie est gênant. Le fait d’être obsédé par son apparence sur les photos, de se critiquer constamment et de ne jamais se sentir pleinement satisfait est un signe d’auto-objectivation. Cela peut détruire votre estime de soi, surtout lorsque la validation de votre valeur personnelle est liée à la façon dont elle est perçue sur les médias sociaux. Votre valeur est alors déterminée par des facteurs externes tels que le nombre de likes, le niveau d’engagement et les types de commentaires que votre selfie reçoit.
    • Se comparer aux autres et aux médias : Les comparaisons peuvent avoir lieu dans la vie réelle et en ligne. L’auto-objectivation consiste à comparer son apparence à celle de ses amis, d’inconnus, de collègues ou de membres de sa famille. C’est se dire que quelqu’un est meilleur ou pire que soi en raison de son apparence physique.

    <À l’ère des médias sociaux, il peut être difficile de ne pas être exposé aux attentes de la société en matière de beauté. Qu’il s’agisse d’influenceurs, de publicités pour des produits de beauté ou de célébrités, vous êtes soumis chaque jour à des milliers d’images éditées et filtrées de visages et de corps. Si vous suivez principalement des comptes qui publient ce type d’images, que vous les regardez excessivement, que vous vous examinez et que vous vous sentez inadéquat, il s’agit d’un signe malsain d’auto-objectivation.

    Excellent
    4.8 out of 5
    Programme confiance en soi : formation éligible au CPF. Coaching individuel et collectif.

    Impact de l’auto-objectivation

    Bien que l’auto-objectivation soit observée chez tous les sexes, elle est plus répandue chez les femmes. Les deux sources d’auto-objectivation auxquelles les femmes sont soumises sont les expériences personnelles directes qui se produisent au cours de leur vie quotidienne et les normes de beauté véhiculées par les médias.

    • La discussion sur les graisses : On parle de graisse lorsque les femmes font des commentaires sur leur silhouette, leur poids, leur taille, leur régime alimentaire, leurs habitudes en matière d’exercice physique et tout ce qui a trait à leur apparence physique et qui favorise l’autodégradation. Il a été démontré que les femmes qui parlent d’elles-mêmes de cette manière sont plus susceptibles de souffrir d’une faible estime de soi, d’insatisfaction corporelle, d’obésité, de sur-exercice, de pratiques malsaines de perte de poids telles que les régimes à la mode, les troubles de l’alimentation et le fait de sauter des repas.
    • L’impact des médias: Les médias présentent le type de corps féminin idéal comme étant mince et maigre. Lorsque les femmes sont exposées à ces normes de beauté irréalistes, elles peuvent éprouver davantage de honte corporelle, de gêne, d’anxiété et d’autres problèmes de santé mentale.

    L’auto-objectivation pousse les femmes à lutter pour accepter leur corps tel qu’il est et à être constamment obsédées par leur apparence physique. Il a été démontré qu’elle était associée à des sentiments accrus de honte et d’anxiété, à une diminution de l’état motivationnel maximal, à une diminution de la conscience des états corporels internes, à des dysfonctionnements sexuels, à des troubles de l’alimentation et à la dépression.

    Conseils pour minimiser l’auto-objectivation

    Il peut être difficile de se sentir bien dans son corps lorsqu’on le critique constamment. Vous n’êtes pas un objet. Vous êtes plus qu’un beau visage ou un corps en forme. Vous êtes un être humain avec une personnalité unique, des expériences, des espoirs et des rêves. Voici quelques moyens de minimiser les comportements d’auto-objectivation :

    • Prenez conscience de votre discours négatif: Vous pourriez être surpris de voir à quel point vous parlez souvent de vous de façon négative. La prochaine fois que vous le ferez, interrompez ce schéma de pensée en vous disant quelque chose de positif sur vous-même. Par exemple, dites-vous : « Je suis puissant et j’honore mon corps tel qu’il est » Lorsque vous prenez conscience de votre discours négatif, il est plus facile de changer d’habitude. (Conseil : Assurez-vous que votre discours positif est réaliste et adapté à vos valeurs et à ce qui vous semble le plus confortable)
    • Essayez de tenir un journal : Lorsque vous vous surprenez à adopter des comportements d’auto-objectivation, notez vos pensées et vos sentiments, l’heure et le jour où cela s’est produit, et ce qui se passait avant que vous ne commenciez à agir ainsi. La tenue d’un journal peut être un moyen efficace d’identifier les schémas comportementaux, de mieux comprendre vos déclencheurs, de gérer les émotions difficiles et de vous aider à trouver des moyens de faire face à la situation.
    • Limitez l’exposition irréaliste aux médias : </Passez en revue les comptes que vous suivez sur les médias sociaux et supprimez tous ceux qui promeuvent des normes de beauté irréalistes et qui réduisent les corps à l’état d’objet. Moins vous verrez ces images, moins vous serez enclin à vous y comparer.
    • Concentrez-vous sur ce que votre corps fait pour vous : Vous vivez et respirez grâce à votre corps. Chaque fois que vous respirez, vos poumons se remplissent et oxygènent votre sang. Votre cœur pompe le sang vers vos muscles. Vos muscles vous permettent de bouger. Votre corps est un incroyable système interconnecté qui travaille pour vous à chaque seconde de chaque jour. Au lieu de vous inquiéter de l’apparence de votre corps, concentrez-vous sur ses sensations, sur ce qu’il fait pour vous et soyez gentil avec lui.

    Un mot de MentorShow

    Il peut être difficile d’annuler les effets de l’auto-objectivation, compte tenu des années pendant lesquelles vous avez intériorisé ces messages. Soyez donc indulgent avec vous-même et soyez patient, car il vous faudra peut-être du temps et du travail pour minimiser l’auto-objectivation. Si vous êtes aux prises avec ce problème ou s’il a un impact sur votre fonctionnement quotidien, demandez l’aide d’un professionnel.

    Laisser un commentaire

    Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

    Web-conférence gratuite
    Comment et pourquoi nos défunts communiquent avec nous ?